Lexique

Abrivado : Les taureaux sont lâchés d’un bout à l’autre de la rue du village, encadrés par les gardians à cheval. La population essaye alors de les faire échapper en rompant les barrières formées par les gardians.

Aficionado : signifiant "amateur". En l’occurrence ici, pour les taureaux, amateur de courses camarguaises et de tout ce qui concerne la bouvine.

Anouble : Jeune taureau d'un an.

Arène : Lieu sablé entouré de barrières, où se déroule la confrontation entre cocardiers et raseteurs.

Bandido : Consiste à conduire les taureaux aux prés, en fin d’après midi, après la course (c’est le contraire de l’abrivado).

Bistournage : Castration par écrasement du cordon testiculaire de jeunes taureaux pour les consacrer uniquement à la course camarguaise.

Bouvau : Enclos le plus souvent en planches, dans lequel : on enferme les taureaux, où la vachette est mise à la disposition des plus courageux lors des fêtes,  lieu où se déroulent les jeux gardians.

Bouvino ou bouvine
: Désigne l’ensemble du milieu taurin autour du taureau Camargue et l’aire géographique d’extension de son élevage
et des jeux qui l’entourent. Tout ce qui se rapporte au monde des Biòu . Le monde de la Bouvine désigne ceux qui sont atteints par La Fé de Bioù.

Course camarguaise : Appellation officielle de la course libre, course à la cocarde, reconnue comme spectacle sportif depuis 1975.

Devise : Ensemble des couleurs représentant une manade.

Encierro : Divertissement taurin où des taureaux emboulés sont lâchés dans un périmètre barricadé à travers les rues d’un village ou d’une ville.

Escoussure : Entaille des oreilles d’un taureau selon un schéma propre à chaque manadier.

Ferrade : Opération qui consiste à appliquer sur la cuisse gauche de l’anouble, la marque (signe de reconnaissance, proche des armoiries, ) de la manade et à pratiquer l’escoussure. C’est l’occasion d’une grande fête aux prés, chez le manadier. Cette nécessité de marquer les bêtes pour les reconnaître, serait à l’origine des jeux taurins.

Fête votive : Fête de commémoration du Saint Patron d’un village.

Gardians :  Pour le code du Travail c’est un ouvrier agricole. Gardien de chevaux ou de taureaux sauvages dans la Camargue.
On distingue :
les gardians de métier qui sont des salariés groupés au sein de l’AMICALE DES GARDIANS SALARIES.
les gardians amateurs, acteurs bénévoles, qui aident le manadier dans sa tâche. Groupés, pour la plupart à l’ASSOCIATION DES GARDIANS NON SALARIES.
Sans eux il n’y aurait pas de bouvine. Ces "amis de la marque", à pied ou à cheval, sont toujours prêts à aider, à donner un coup de main.

Manade : Troupeau de chevaux ou de taureaux. Peut désigner un troupeau de chevaux ou de taureaux sauvages ou leur élevage. Par extension, désigne l’ensemble de l’élevage avec son personnel, ses amateurs, ses terres.

Manadier : Du provençal menaïre, conducteur d’un troupeau. Désigne le propriétaire d’une manade. 

Marque :  Outil en fer servant à marquer à chaud les bovidés. Empreinte laissée par cet outil sur la cuisse ou le flanc de l’animal. Manade dont les bêtes sont marquées par le symbole.

Raset :  Action qui conduit le raseteur à frôler la tête du cocardier pour lui subtiliser les attributs à l’aide du crochet.

Raseteur : Nom donné à l’homme, habillé de blanc, qui se mesure au taureau dans le jeu du raset.

Simbèu : Mistral traduit Simbèu par enseigne, point de mire. Taureau dressé, qui obéit à la voix et à qui a été inculquée la peur de l’homme, pour aider les gardians dans leur travail en pays ou dans les arènes. On pourrait dire qu’il est au gardian ce que le chien est au berger. Il a toujours une sonnaille pendue au cou.

Toril : Lieu des arènes où l’on enferme les taureaux avant la course. Possède une double entrée-sortie : une sur la piste, l’autre sur l’embarcadère.

Tri : Le matin d’une course, d’une ferrade, le manadier et ses gardians acampent la manade. L’enferment dans le clos de tri...
Ils vont trier à cheval les taureaux de la course où les vaches pour l’animation de la ferrade. Le tri se fait en solitaire ou à deux.

Trident : Fer découpé, composé essentiellement d’une douille conique, à laquelle on adapte un manche assez droit (branche de frêne ou de châtaignier) de 2,5 mètres environ . Cette douille porte 3 pointes, dont 2 forment un croissant. Sa forme actuelle est le fruit d’une longue évolution. Il est l’outil des gardians depuis des temps immémoriaux qui l’utilisent pour trier et diriger les taureaux.


(Source : Site FFCC)
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